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juin 21, 2021, 19:07:59
Le forum Planète Rôliste existe depuis 2006, il a pour vocation de promouvoir les jeux de rôles (JdR) et permettre de jouer des parties même pour ceux qui n'ont plus de table à disposition (au sens propre comme au sens figuré), à l'écrit en "Play by Post", grâce aux très nombreux outils à disposition, ou en chat vocal/vidéo pour ceux qui le souhaitent. Les expatriés, les nomades, les timides, les boulimiques du JdR, les petits nouveaux, les peujs et les meujs, tous sont les bienvenus au sein de notre communauté.

AuteurSujet:  Caiman  (Lu 23230 fois)

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Hors ligne Roibeart Sullivan
(Skye)

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Re : Caiman
« le: mars 05, 2018, 15:57:17 »
Dans ce boulot, on ne peut pas faire d'erreur, pas à ce prix là. Les trader peuvent perdrent des millions, moi en temps que tueur professionnel, je dois tout maîtriser alors ça prend un certain temps. D'abord les armes. Monter, démonter, entretenir jusqu'à ce que tu puisses le faire les yeux fermés. Noir total, totale maîtrise. "Ton fusil c'est ton meilleur ami"

<pense:>"Qui a dit ça encore ? " Je cherche dans mes souvenirs et me reviennent en mémoire les disputes de mes parents que j'entendais le soir entrouvrant la porte de ma chambre quand je les entendais crier.

Oui utiliser les armes c'est engendrer la violence en même temps côté violence notre espèce est pas mal. Il y a des exceptions bien sûr, Gandhi, Mère Teresa, Nelson Mandela, des exemples pour l'humanité. La pauvre humanité qui continue de se taper sur la gueule. N'aurait-elle rien compris ? C'est pas pour dire mais depuis que j'ai quitté mon Irlande natale, pour mettre le nez sur le monde, il n'y a pas à dire le nombre de crétins que j'ai croisé a exponentiellement augmenté. Bien sûr en faisant ça j'ai changé les paramètres de l'équation, je suis d'accord mais ça vous ouvre les yeux.
Tout seul et rapidement, vous vous rendez rapidement compte qu'avant que l'humanité soit pacifique, qu'on mange des fleurs en récitant des mantras de la paix et de la sérénité, il va s'écouler un paquet d'années. Si ça arrive.

Là vous avez deux solutions, soit oeuvrez pour cette paix utopique et magnifique qui viendra bien après votre mort avec les petites fleurs et tout le reste sur votre tombe, vos arrières, arrières petits enfants très fiers de vous. Mais vous vous souvenez, j'ai dit que je n'aurez pas de gosses. Soit vous vous dites que c'est pas pour tout de suite mais qu'avec vos talents naturels vous pourriez éliminer quelques salauds, crétins, requins. Définitivement pas comme une mauvaise herbes qui risque de revenir. Bon évidemment la violence engendre la violence et à moins de tout faire partir en fumée, femme, enfants, cousins, famille, ces expéditions ciblées pourraient vous revenir dans la tête mais vous voulez que je vous dise, je m'en cogne totalement.

J'étudie assez bien la cible, ses habitudes, le terrain pour ne laisser aucun indice. C'est bien ça le souci de ce boulot, je tue proprement, méthodiquement, patiemment, quoique là on peut on douter. Alors après un moment ça devient une routine, bien huilée, qui continue de rapporter certes mais le taux d'adrénaline descend doucement et on se demande ce qu'on va pouvoir ajouter à l'équation pour garder le baromètre au niveau qui vous fait kiffer votre job.

On pense à écrire un bouquin, une méthode, c'est con oui, si on fait ça c'est la mort du petit cheval. Alors il faut dire ce qui est, le hasard vient y mettre son nez même si vous ne l'avez pas invité, même s'il n'y a pas de place pour lui. Il est comme ce pote qui sait toujours où crécher quand il est fauché, qui met son pied dans la porte, qui reluque votre copine et la maison où vous vivez avec un air envieux et un clin d'oeil graveleux avant de lâcher "dis-donc tu t'emmerdes pas !" Le genre de remarque qui vous irrite, rappèle ce tic nerveux qu'il vous reste à l'oeil gauche d'une mauvaise bagarre.
Mais parfois ce putain de hasard prend une forme à laquelle on ne s'attendait pas. Là c'est la patience. 9 jours de patience et j'espère que ça ne durera plus. Je n'aime pas attendre comme toutes les personnes qui ont les moyens.
"Tu es comme un gosse" me dit ma mère. Je lui souris, je pose ma main sur la sienne, celle qui appuie sur la gachette et améliore son quotidien, paie ses frais de santé, sa thalasso. Je lui souris -je ne peux pas lui dire la vérité, ça la tuerait - je me lève généralement, j'embrasse son front avec un "je dois y aller, j'ai du travail".

J'ai allumé ma Native American Spirit Blue et j'ai tiré une bouffée, appréciant le tabac, j'ai regardé l'appartement. Ca fait tellement de temps que je l'observe, que je pourrais en donner les dimensions exactes, de quoi refaire la déco.


<pense:>"Faudra y penser d'ailleurs quand j'aurais fini le job, à la refaire la déco".

J'ai souri à mon propre cynisme.
« Modifié: mars 05, 2018, 17:03:24 par Skye »
“De fait, le nombre de balles qu'on reçoit indique quel traitement on mérite.”  (Roberto Saviano)

 

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