Je m'éloigne un peu, me décalant vers la gauche, mais de peu tout de même, nous ne sommes pas à l'abris de rebasculer en faërie. J'ai déjà passé bien assez de temps ailleurs pendant ces jours sans fin.
Je me sors de la tête tout ce qui la parasite : les fées, mon ascendance, ce lien que j'ai avec celle que nous avons croisé, cette fleur dans ma poche, les nécromants, l'attaque du village, les morts, les blessés... Je reste concentré sur la mission, trouvé cet homme, ici, dans la forêt.
Il n'y a que ma femme, je la garde toujours en tête, elle. C'est son existence même qui m'enjoint, plus fort que n'importe quel ordre, à rentrer à la maison.