Quand on arrive enfin sur place, je réponds à Antoine : Ça y ressemble, oui. Je regarde bien cependant : cela resemble-t-il à l'autel dont j'ai eu une vision ?
Je n'ai pas pu m'empêcher de fredonner des airs sans paroles lors de notre longue marche. L'ambiance n'étant pas spécialement à la discussion.
Je m'approche de l'eau pour estimer la distance qui nous sépare de l'île, et également regarder s'il n'y a pas, à tout hasard, une embarcation quelque part. Sinon, par tous les dieux, à moins que quelqu'un ne puisse nous y faire léviter, il nous faudra y aller à la nage.
Peut-être que lorsqu'elle parlait de voir comment s'en sortir, elle parlait de cette forêt plutôt que de l'étrange endroit dans lequel j'étais bloqué.