Hùrin ralentit le pas en entrant dans la clairière embrumée, son regard balayant aussitôt les ruines envahies de lierre et les potagers dévorés par les citrouilles éclatées. En voyant les cochons sauvages fouiller la terre autour du presbytère, ses traits se durcissent légèrement, un souvenir encore trop frais lui revenant en mémoire.
Il pose une main sur la garde de son arme, puis souffle calmement.
Voilà donc le presbytère…
Il marque une pause, observant les sangliers avec attention.
Les anachorètes d’hier prenaient exactement cette forme. Rien ne dit que ceux-là ne sont que de simples bêtes.
Il se tourne vers les autres, la voix basse et posée.
Restez sur vos gardes. Ici, la forêt se souvient encore de la bataille. Et moi aussi.