Les mains vides et toujours sonné du coup de hallebarde... qui ne m'a bien heureusement pas déchiré la poitrine, je m'approche des enfants, paumes en l'air, comme on approcherait d'un animal craintif.
Je n'ai rien d'autre que mon corps pour le moment pour leur faire comprendre de se laisser faire.
Ça va aller, articulé-je malgré tout.
Je laisse de côté les demandes de Gabrielle. Je demande aux enfants de poser leurs armes.
Nous allons vous sortir de là. Ça va aller. Il va aller bien également. Je montre le blessé du menton. Vous voyez on l'a soigné. Tout va bien se passer. Lâcher vos armes. Nous allons vous ramener chez vous.
Les yeux engageant, je m'approche de celui qui a l'air le plus réceptif (ou le moins hésitant à se laisser convaincre). Je sais qu'ils n'entendent rien, mais l'intention est là et je compte bien à ce que quelques mots soient reconnus, même dans le silence.
Je vais vous aider.